Midi-Pyrénées, Limousin
Informer la communauté scientifique de l’état d’avancement du chantier du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse situé sur le site de l’Oncopole (ancien site de l’usine AZF) qui abritera les 12 équipes de l’UMR 1037 Inserm / université Toulouse III - Paul Sabatier / ERL CNRS. Tel est l’objectif de cette nouvelle rubrique que la délégation régionale Inserm Midi-Pyrénées, Limousin propose aujourd’hui. Régulièrement, la lettre régionale hebdomadaire de l'Inserm vous rendra compte de l'actualité de cette rubrique.
L’Inserm est maître d’ouvrage de cette opération immobilière ambitieuse. Ce bâtiment est accolé à la clinique universitaire du cancer et fera partie intégrante de l’Institut universitaire du cancer fin 2013 (date prévue de livraison du bâtiment). Thierry Berthollet, responsable du service patrimoine de la délégation, assisté, depuis peu, de Pauline Lironcourt, conductrice d’opérations, assure le suivi du chantier.
En espérant que cette rubrique réponde à vos attentes. Je vous souhaite une très bonne lecture !
Armelle Barelli, déléguée régionale Inserm Midi-Pyrénées, Limousin.
Après une première phase de réalisation de terrassement et de recherche d’éventuels engins explosifs, les fondations ont été coulées et sont aujourd’hui achevées. Au total, ce sont 200 pieux en béton qui ont été implantés, à 10 ou 12 m de profondeur. Des poteaux ont été ensuite construits sur ces pieux. Des banches en acier viennent d’être posés (voir photo ci-contre) sur lesquels va être coulée la dalle de béton.
Des solutions innovantes
L’entreprise Effage met en œuvre une solution innovante pour réaliser la structure du bâtiment. Il s’agit de plancher en béton post-contraint. Pauline Lironcourt nous explique : « La post-contrainte est une technique de construction couramment utilisée en ouvrage d'art (ponts de grandes portées, ouvrages haubanés, les stades – Parc des Princes, Stade de France ou des structures exceptionnelles de bâtiment – la Grande Arche de la Défense), en revanche elle est moins couramment utilisée en France pour des immeubles. Notre bâtiment sera donc sur ce point novateur ».
« Dans notre projet, l’intérêt de cette solution technique est, entre autre, de supprimer les poutres qui peuvent se révéler très encombrantes. Cette solution est sensée optimiser l’avancement du chantier » rajoute Thierry Berthollet.
Les planchers du bâtiment sont coulés, puis des câbles pré-intégrés au dallage sont mis en tension après durcissement du béton. Les câbles vont alors comprimer le béton permettant ainsi une meilleure résistance de la dalle aux efforts de traction appliqués au bâtiment (point très intéressant car, par nature, le béton résiste mal à la traction ; il est donc beaucoup plus judicieux de le faire travailler en compression).
Photos ©Inserm
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