Patrice Péran

Patrice Péran est un passionné. Passionné par son métier, la recherche, et par les neurosciences, sur lesquelles il travaille depuis son DEA, en 1999. Futur chef d’équipe, ce qu’il apprécie par-dessus tout à l’Inserm, c’est de pouvoir évoluer dans un contexte pluridisciplinaire, en côtoyant des médecins, des physiciens et des psychologues, entre autres. Travaillant aujourd’hui sur la neuro-imagerie, son quotidien est fait d’échanges transdisciplinaires qui sont autant de sources d’enrichissement pour un homme qui se refuse à cloisonner les sciences.

Recruté à l’Inserm en 2010 mais ayant fréquenté l’Institut lors de ses études, Patrice Péran a assisté aux évolutions récentes du métier de chercheur. Aujourd’hui, « le chercheur ne peut plus rester dans sa caverne platonicienne. Il doit en sortir pour maîtriser sa parole et aider les communicants dans leur travail ». Cette première mutation, il l’accepte avec facilité et la revendique, comme un homme qui sait que la science se doit d’être intégrée à la société. La seconde évolution qu’il pointe lui convient moins. « Désormais, les chercheurs sont de véritables chefs d’entreprise, qui doivent tout faire de A à Z, ce qui nous éloigne de la mission principale de recherche ». Un contexte de travail qui ne motive plus les jeunes, en outre à cause de la précarisation de leur condition. Un manque cruel pour un chercheur attaché par-dessus tout à transmettre sa passion et son savoir.

C’est là que se dessine le véritable cheval de bataille de Patrice Péran, la lutte contre la précarisation de la recherche et de ses métiers. Engagé et syndiqué, il pointe du doigt la difficulté à recruter de jeunes chercheurs en raison des conditions actuelles d’exercice de la recherche. « Des recrutements tardifs, des rémunérations peu engageantes sont autant d’éléments qui dissuadent les jeunes de se tourner vers le métier de chercheur », dit-il. « La recherche sur projets a rendu les personnels plus individualistes, ce qui nuit à l’esprit d’équipe nécessaire à la recherche ». L’esprit d’équipe, un leitmotiv que Patrice Péran aimerait retrouver au cœur de son métier. Retrouver la passion de transmettre et un esprit tourné vers le collectif, c’est ainsi qu’il envisage l’évolution de la recherche.

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