Sébastien Guibert

Vous travaillez depuis peu de temps pour l'Inserm et pourtant vous avez répondu à l'appel à ambassadeurs pour ses 50 ans. D'où vient cet attachement à l'Inserm ?

Je travaille à l’Inserm, plus précisément au CRCT, depuis 2011. J’ai d’abord été recruté en CDD puis ai obtenu un concours externe…
Je connais l’Institut de très longue date puisque je suis marié à une chercheuse qui a effectué sa Thèse dans une équipe Inserm. Je suis donc familier depuis longtemps du milieu de la recherche académique et, lorsque l’opportunité s’est présentée, j’ai eu la volonté de relever le défi de la création du Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse (CRCT).

En quoi consiste votre métier ?

Je suis Directeur Administratif du Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse (CRCT).
Sous l’autorité du Directeur Jean-Jacques Fournié et du Directeur Adjoint Stéphane Pyronnet, je supervise l’administration générale du Centre et suis responsable de tous les services « supports » aux équipes de recherche et au Pôle Technologique du CRCT.

Quelles sont selon vous les qualités requises pour exercer ce métier ?

Essayer de rester disponible, ce qui n’est pas nécessairement évident dans le contexte actuel d’installation dans un nouveau bâtiment. Être à l’écoute des différentes personnes des services, se montrer attentif quant à la vie des services pour une plus grande anticipation et une meilleure compréhension des besoins. Et surtout, s’appuyer sur les compétences et l’expérience des personnes composant nos services car ce sont d’eux que viennent beaucoup de solutions aux écueils que nous rencontrons quotidiennement.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

La volonté d’intégrer un Institut pilotant et promouvant des recherches se situant au-delà de nous, dans le domaine large de la santé publique. Mais également une motivation particulière pour un bâtiment dont nous finalisons actuellement, avec les collègues de la Délégation Régionale de l’Inserm, l’édification. Pour filer la métaphore « immobilière », j’avais envie « d’apporter ma pierre à l’édifice » dans l’organisation et la coordination de tous les acteurs. Je pense que j’étais porté par cette impression de faire partie des « fondateurs ».

Qu’est ce qui, aujourd’hui, vous donne envie de continuer ?

Avant tout, l’entourage de tous mes collaborateurs, à qui je veux rendre hommage, et au premier chef mes collègues des services communs. Mener à bien un projet tel que le notre nécessite une « bonne dose » de motivation. Malgré les problèmes que nous rencontrons régulièrement et qui sont inhérents à tout transfert dans des nouveaux locaux, toutes nos équipes sont mobilisées pour que cette installation se passe au mieux. Rappelons que ce « projet CRCT » sur le site de l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse-Oncopole est tout à fait exceptionnel pour l’Inserm ainsi que pour l’ensemble des tutelles de notre Centre, au premier rang desquels l’Université Toulouse III Paul Sabatier et le CNRS. Il est également tout à fait emblématique de la volonté générale des pouvoirs publics et des autres partenaires du site de transformer un lieu de mort (après l’explosion de l’usine d’AZF qui nous a tous marqué) en un lieu d’espoir et de vie. Nous sommes, je pense, en train de créer collectivement une « communauté » Oncopole : je suis fier d’appartenir à cette communauté !

Avez-vous un souvenir marquant de votre carrière au sein de l'Inserm à nous faire partager ?

La découverte du nouvel environnement : la première visite du bâtiment. Il y a deux ans, lorsque je suis rentré dans le bâtiment, il y avait encore les grues à l’extérieur et juste les murs porteurs. J’ai ressenti une impression de taille, de volume et j’ai mesuré l’importance de ce Centre. C’était une « masse » pour laquelle on allait devoir agir, ça a été un choc ! Parce que cela matérialisait ce pourquoi j’avais été recruté : maintenant il va falloir le faire vivre !

Photographie ©Inserm

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